La procrastination c’est le fait de repousser au lendemain des choses importantes, voire de trouver mieux à faire que les dossiers urgents ou autres activités où nous nous étions engagés. La procrastination devient un vrai problème quand elle vous empêche de réaliser vos missions professionnelles, de prendre des décisions essentielles pour votre vie personnelle ou votre santé, etc.. Le mal-être peut vite s’installer avec un sentiment d’impuissance.
La procrastination peut toucher tous les domaines de la vie.
-Dans la sphère professionnelle : attendre le dernier moment pour réaliser une présentation powerpoint ou écrire un discours n’est pas forcément négatif. Certaines personnes ont besoin de la montée d’adrénaline pour pouvoir s’y mettre et être performant. Tant que les objectifs sont atteints et que le résultat est là, le problème ne se pose pas. Le problème se manifeste si la personne sait qu’elle a besoin de temps pour s’y mettre et attend le dernier moment au risque d’avoir des conséquences négatives sur son travail.
-Dans la sphère personnelle : faire une surprise de dernière minute à son conjoint au risque que le restaurant ou l’hôtel soit plein, peu importe, mais éviter de faire les tâches courantes ou les papiers administratifs comme payer les impôts et de ce fait payer le prix du retard, voilà un problème courant de la procrastination.
Les explications de la procrastination :
Les psychologues avancent plusieurs théories sans pouvoir en cerner la source avec exactitude.
La raison est sans doute différente selon les personnes.
Mais nous pouvons avancer deux raisons qui peuvent vous permettre de vous situer :
-La tendance au perfectionnisme avec l’idée sous-jacente que le travail, la décision, le projet doit être sans reproche. Cette montagne à gravir avec un tel niveau d’exigence peut pousser certaines personnes à ne pas faire, à remettre à plus tard voire fuir devant la tâche à accomplir. Cette peur de l’échec peut vous amener à jouer à la politique de l’autruche.
Gardez à l’esprit : le propre d’un projet, d’un rapport, etc.. C’est qu’il existe !
-L’incapacité à s’organiser et à hiérarchiser ses priorités : les personnes qui travaillent sous le coup de l’urgence mobilisent bien souvent leurs capacités organisationnelles, leur esprit de synthèse, etc…Une personne qui, quel que soit le projet, la décision à prendre, met tout sur le même champ de priorité et d’urgence se crée une situation anxiogène qui lui fait perdre ses moyens et sa faculté à réagir.
Gardez à l’esprit : savoir gérer son temps contraint et son temps choisi, c’est la clé pour avancer.
Ces deux raisons peuvent également se conjuguer chez certaines personnes.
Les étapes de la pensée du procrastinateur :
- Vous devez faire quelque chose, qui ne vous attire pas plus que cela, mais dont vous avez absolument besoin ;
- Vous reportez une première fois en tournant en rond sans raison valable (je dois téléphoner à un copain, répondre à un mail, oh et puis je le ferai demain).
- Vous constatez le problème car vous n’avez pas fait ce que vous aviez à faire et vous commencez à angoisser.
- Vous continuez à reporter l’action, la prise de décision car le sentiment d’impuissance peut vous envahir.
- Vous vous en voulez mais vous trouvez a posteriori des excuses : le manque de temps, trop de travail…
- Vous reportez encore ;
- Vous finissez par faire la tâche sans grande conviction ou parfois vous ne terminez jamais ;
- Dans tous les cas, vous vous sentez coupable mais vous ne savez pas comment vous en sortir.
C’est important de mesurer si vous procrastinez un peu, beaucoup, dans un domaine de votre vie, tous les domaines ou si c’est seulement pour certaines actions. Cela vous donne la mesure de ce que vous pouvez faire pour lutter contre votre procrastination par vous-même ou avec l’aide d’un thérapeute ou d’un coach.
Conseils pour réduire votre propension à la procrastination :
- Se fixer des échéances claires, et des objectifs précis. Regarder une montagne avant de l’escalader c’est déjà en soi décourageant. La découper par étapes c’est déjà la grimper.
- Ajuster le temps nécessaire pour chaque tâche. Mieux vaut se donner un peu de marge de temps que d’être trop juste et de courir après la montre.
- Fixer des objectifs réalistes : si vous souhaitez vous mettre à la course à pied, déterminez combien de temps et le parcours pour la première journée, etc…
- Etablissez par oral ou par écrit les motifs de satisfaction une fois l’action établie.
Frédérique DELOFFRE-YE, consultante RH
Tous à vos agendas : jeudi 24 mai billet de blog sur la procrastination ou l’art de remettre à demain..!
Mesdames, Messieurs,
Le prochain café RH aura lieu le 12 juin à 18h30 à l’espace Sylvan.
Le thème abordé sera : « VAE et Evolution en entreprise ».
Nous aurons le plaisir d’accueillir pour cette thématique M. Pierre-Marie Roy, chargé de mission VAE et Formation au Conseil Général de Poitou-Charentes.
Comme annoncé lors du dernier café RH, nous serons accueillis au sein de l’espace Sylvan par M. Denis Pennec au 60 rue Albert 1er 17000 La Rochelle.
N’hésitez pas à faire circuler l’information auprès de personnes intéressées.
Très cordialement,
Frédérique DELOFFRE-VYE
Cependant, j’aimerais vous faire part d’une rencontre faite dernièrement à La Rochelle.
Il s’agit de M. Denis Pennec qui a fondé l’espace Sylvan à La Rochelle depuis 2005. Il s’occupe d’accompagner des enfants, jeunes et étudiants pour la réussite de leur parcours scolaire. Vous pouvez vous dire qu’est-ce qu’il y a d’original dans un énième centre de formation et d’aide aux devoirs ?
C’est la personnalité et les valeurs de Denis Pennec qui apportent une vraie valeur ajoutée à l’espace Sylvan. Denis accompagne les jeunes non seulement avec une volonté de consolidation des acquis mais aussi que ces jeunes apprennent l’autonomie tout en respectant leur personnalité.
Cette approche de pédagogie blanche rappelle la pratique du coaching.
Les protections et les permissions posées permettent de créer la puissance chez les jeunes. Les jeunes à l’espace Sylvan ne sont plus simplement des jeunes en difficultés scolaire, ils sont avant tout des personnes qui ont un défi à relever coconstruit avec le jeune, Denis et son équipe pédagogique. Quand la difficulté fait sens !
Dans un cadre convivial, protecteur, la pédagogie sur mesure et pragmatique aide les jeunes à se construire et à créer un lien social qui les met en confiance.
Pour ma part, je n’hésiterais pas à recommander l’espace Sylvan à des adultes voulant également se former à l’anglais ou à l’informatique car Denis a compris le besoin des adultes d’avoir une pédagogie pratique, individualisée avec une touche de convivialité et de détente. Subtil mélange !
L’espace Sylvan c’est davantage qu’une transmission des savoirs, c’est un lieu de vie au sens premier du mot !
Mesdames, Messieurs,
Le prochain café RH de printemps aura lieu le 22 mars à 18h30 au Masq’Hotel.
Le thème abordé sera : « Harmonisation politique sociale et RH ».
Ce sujet sera présenté par Mme Fabienne Baret, Opérationnel des Ressources Humaines.
Nous vous espérons nombreux pour ce café RH de printemps !
N’hésitez pas à faire circuler l’information auprès de personnes intéressées.
Je vous remercie de nous confirmer par mail votre présence.
Très cordialement,
Frédérique DELOFFRE-VYE
Société Croissens Consulting
www.croissens-consulting.com
06/63/80/47/48
Les conduites addictives touchent les entreprises de plein fouet.
La plupart des dirigeants constatent que les jeunes comme les moins jeunes ont des conduites addictives variées : alcool, médicaments, tabac, le net, etc..
Si certaines addictions ont peu de répercussions sur le monde du travail, d’autres mettent en danger la vie la personne concernée et celle de leurs équipes.
Croissens Consulting vous propose une formation de deux journées à destination des responsables ressources humaines, managers et dirigeants afin de mener une véritable politique de prévention mais également d’apprendre à conduire un entretien avec une personne ayant un comportement addictif.
Cette formation est menée par Mme Frédérique DELOFFRE-VYE, consultante Ressources Humaines et par Mme Corine RONDEL, cadre de santé, spécialisée dans les conduites addictives.
Les deux regards ressources humaines et compréhension des comportements apportent une vraie logique de systémique lors de la formation.
Pour en savoir plus, n’hésitez pas à nous contacter : Frédérique DELOFFRE-VYE, 06/63/80/47/48
Café RH sur les conduites addictives en entreprise le 12 janvier 2012 à 18h30 jusqu’à 20 heures au Masq’Hotel La Rochelle.
Bienvenue à tous,
Frédérique DELOFFRE-VYE
Le contrat de travail crée par son existence un lien de subordination qui donne autorité hiérarchique à l’employeur. Ce lien crée ipso facto des droits et des obligations du côté des deux parties. Comment le lien de confiance entre les deux parties se construit-il ? De facto, dès l’embauche, si un candidat est choisi c’est que la confiance a minima est établie.
L’employeur en faisant passer des entretiens, des tests de personnalité et de logique, en demandant des garanties vis-à-vis d’un ancien poste s’est assuré d’un minimum de confiance. Le candidat par Internet, par des entretiens avec des salariés sur la toile, s’est assuré des valeurs, du style de management et de la réputation de l’entreprise. Sa confiance en l’autre est aussi a minima. Chacune des parties ne demande qu’à renforcer davantage ce lien fragile.
C’est la confiance en l’autre qui permet d’évoluer, de donner, voire s’épanouir au sein du collectif du travail. Cette confiance ne peut exister que si soi-même en tant que manager on se sent en sécurité ontologique, prêt à accepter l’autre avec ses forces et ses faiblesses.
Cette confiance est interpersonnelle, subjective et se présuppose avant toute action. C’est croire en la capacité de faire, d’agir et de réagir chez l’autre.
Une entreprise constate une hausse de vols de produits au sein de ces entrepôts. L’entreprise installe des caméras afin d’observer les faits et gestes de ces employés. L’histoire ne dit pas si les vols ont diminué, mais le stress des employés a augmenté, les arrêts maladie ont augmenté et la production a baissé.
Les services clients par téléphone où dès qu’un client appelle, le disque du répondeur vous avertit que votre conversation avec un opérateur est susceptible d’être enregistrée. Le simple fait de se savoir potentiellement sur écoute induit dans la relation un manque de confiance en l’autre. Le tout rationalisé dans une logique d’évaluation, de tout maîtriser et d’amélioration du service. Plus de confiance en la capacité de l’autre à dire, le discours même est écrit, les phrases sont construites. La parole est imposée.
De même, les salariés enregistrent à leur insu les dires de leurs patrons lors des entretiens d’évaluation, des entretiens de licenciement mais également lors des entretiens de recrutement. Ceci dans un souci de protection et de mise en cause d’une organisation en laquelle le salarié ne croit plus et dans un contexte général où l’individu et ses intérêts prévalent sur l’intérêt collectif.
Le stress qui peu à peu s’installe provient non pas de la peur d’être pris en faute, de frauder…mais du fait « d’être observé », « épié ». Le salarié souffre non pas de l’idée d’être un délinquant en puissance, « d’être incompétent » mais que son entreprise n’ait plus confiance en lui. Cette non-confiance qui se manifeste par le regard permanent s’exerce par le biais de la technologie où se loge potentiellement l’œil ou l’oreille d’un homme. Le credo du « tout transparent » tue la confiance en l’autre.
La notion d’intime, de secret et de discret cède le pas à la civilisation du regard. Réduire tout ce qui n’est pas su ou dit par du visible (les images du Sofitel et de l’affaire DSK l’attestent, etc…)
Ce n’est pas sans rappeler l’univers carcéral et la création du panoptique par le juriste Jérémy Bentham au 18ème siècle. L’objectif de la structure panoptique est de permettre à un individu, logé dans une tour centrale, d’observer tous les prisonniers, enfermés dans des cellules individuelles autour de la tour, sans que ceux-ci puissent savoir s’ils sont observés. Cette structure doit créer un « sentiment d’omniscience invisible ». Au final, la surveillance est maintenue par les détenus eux-mêmes qui ne savent pas s’ils sont vus. Les pathologies se développent, les suicides se succèdent.
La logique du tout savoir par la caméra, le traçage des e-mails, les recherches intensives sur internet touche la parole et la tue. Quand la confiance devient défiance, quand la personne devient interchangeable et que celle-ci assiste à une déshumanisation des échanges alors même qu’elle s’accorde sa valeur par rapport à son travail, l’impact sur le corps devient inéluctable.
Notre civilisation de la transparence donne à l’image le pouvoir de dire vrai.
Frédérique DELOFFRE-VYE
Nous vous souhaitons une excellente année 2012, qu’elle soit propice à la réalisation de vos projets professionnels et personnels. Santé et énergie pour tous!
Deux évènements pour ce début d’année : le 12 janvier 18h30 à La Rochelle le premier café RH de l’année, et le 5 janvier le premier billet de blog de l’année!!! Sujet à suivre…
Frédérique et Loic
Mesdames, Messieurs,
Le prochain café RH se déroulera le 12 janvier 2012 à 18h30 au Masq’Hotel sur le sujet suivant :
“Les conduites addictives en entreprise”
Le sujet sera coanimé par Mme Corine Rondel, cadre de santé et Mme Frédérique Deloffre-Vye, consultante Rh.
Bon café RH de début d’année à tous,
Frédérique DELOFFRE-VYE